Les coups de gueule d'une demi-beurette au pays du beurre salé. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant réellement existé serait purement fortuite.
Dans la famille « Merci les gens », aujourd’hui : considérations autour des toilettes
Féministe à tendance chienne de garde ? Que nenni. Je pratique la parité et j’en profite pour remercie aussi les grosses cochonnes qui ne savent pas aller aux toilettes sans en foutre partout, ou qui tartinent de sang (et je reste soft) la cuvette des WC quand elles ont leurs menstruations.
Spéciale dédicace aussi aux patrons de bars ou de boîtes de nuit qui jugent bon de n’installer qu’un seul cabinet pour leurs clientes, quand les mecs ont deux ou trois urinoirs. Comme les filles d’aujourd’hui ne sont pas moins portées sur la bière que les garçons, que la dite bière est reconnue pour ses vertus diurétiques, et que la gent féminine est par nature dotée d’une plus petite vessie, il s’en suit des files d’attente abominablement douloureuses devant les WC. C’est beau la parité. Merci messieurs, car vous ne pouvez être que des hommes pour envisager de telles configurations et nous concocter un monde aussi inconfortable. Merci pour cette attention, cette délicatesse, et ce gain de commodités qui nous ramènent au moyen âge.
Et que dire des toilettes des festivals… ? Toilettes sèches qui ne ferment pas, comme pour les Joyeux Dimanches d’une certaine rue pavée, et que des ivrognes ouvrent à tout-va.
Toilettes en nombre insuffisant dans la plupart des festivals (notamment une certaine petite manifestation intimiste et peu connue du côté de Carhaix, pour ne pas la nommer), avec des queues interminables, et des petites minettes qui finissent par baisser leur froc à côté des toilettes en question.
Toujours dans le domaine des WC – oui oui, ceci est un article thématique, qui tourne autour du pot – j’incite mes invités masculins à pratiquer chez moi le « pipi assis », pour la simple et bonne raison que je ne tiens pas à nettoyer derrière eux les projections sur la lunette des toilettes. Ce qui me vaut, évidemment, moult blagues de mes amis mâles, pour qui, il faut croire, faire pipi debout est un signe de virilité. Les plus machistes y voient un acte castrateur. Les rebelles en herbe contournent la prescription (ah, quel acte de bravoure ;)
Les moins ouverts d’esprit en rigolent comme d’une curiosité exotique rapportée du fin fond de mes névroses. Et j’ai beau arguer que dans certains milieux sociaux-culturels, et certains pays, la pratique est courante, rien n’y fait. Pourtant dans les écoles de Norvège, c’est une obligation. Et puis après tout, ce sont mes toilettes, et non des pissotières publiques, libre aux hommes en mal de virilité d’aller arroser mon talus. Il se pourrait bien qu’un jour l’envie me prenne d’aller faire pipi debout chez eux.